« Mort, où est ta victoire ? » (1 Co 15, 55)

 

En aimant jusqu’à mourir, Dieu recrée toutes choses : c’est bien le même Jésus connu de son vivant qui maintenant fait briller la lumière pascale sur les lieux mêmes de la mort. On ne peut entrer dans la perception de ce qu’est la résurrection du Christ qu’à la lumière de l’expérience de foi du peuple de la Bible et particulièrement des disciples de Jésus. Car la résurrection est l’œuvre du Père.

  • Elle est une « grâce », un cadeau, offert à tous les hommes quels qu’ils soient et quelle que soient leurs situations.

  • Elle tire l’homme de ses abîmes : désormais, la mort et le péché peuvent devenir les lieux de Pâques, c’est-à-dire manifestations de la tendresse et de la puissance de l’amour de Dieu.

  • Elle révèle les limites humaines et les aléas de l’histoire ne sont plus condamnation et enfermement. Toute vie humaine – la Création elle-même – est habitée par l’amour de Dieu et appelée à être transfigurée par la résurrection du Christ (Rm 8).

Extrait d’Entrer dans les Seuils de la foi, Parole et Silence, p. 312 et 314

Icône du Christ (détail) Grégoire Kroug

Photo Jean-Noël Michalik

Icône du Christ en Gloire (détail)  Grégoire Kroug

Photo Jean-Noël Michalik

Mais comment avoir part à cette grâce ? Comment devenir les bénéficiaires de la résurrection ? Si de la part de Dieu, tout est ouvert et gratuit, du côté de l’homme, qu’en est-il ?

 

Là encore, il s’agit avant tout d’accueillir. Mais aussi de désirer. C’est sans doute ce que recouvre de typiquement chrétien le terme « foi ». La foi, plus encore qu’une attitude de confiance, est le désir ardent tout entier tourné vers Dieu, de qui seul peut venir le salut. Elle est l’inverse de la certitude suffisante : elle s’enracine dans la conscience d’une pauvreté radicale à faire soi-même son propre bonheur.

Mais cette foi est, elle aussi, un don : « Nul ne peut dire « Jésus est Seigneur » s’il n’est pas avec l’Esprit » affirme l’apôtre Paul. (1 Co 12, 3). Seul l’Esprit permet d’entrer dans ce mystère de la résurrection du Christ, pour en vivre. C’est l’Esprit du Christ qui peu à peu fait accéder le croyant à cette vie nouvelle qui – dans le droit fil de ce que Jésus a inauguré avant Pâques – se joue dans l’humble quotidien, comme dans les moments cruciaux de la vie.

Extrait d’Entrer dans les Seuils de la foi, Parole et Silence, p. 312 et 314

La joie surabondante qu’elle donne, quelles que soient les vicissitudes de la vie, nul ne peut la ravir (Jn 6, 22), car elle vient de la relation à Jésus, au Père, à l’Esprit. Car « Il nous a aimés plus que lui-même » (réf. Maxime le confesseur, Lettre 44, PG 9/641 Ds).

 

Et nous savons désormais que cette relation est recréée à jamais : Dieu lui-même vient la tisser au gré des événements de notre histoire… Si nous le voulons bien.

 

La résurrection des croyants est déjà commencée : « Par sa mort, il a vaincu la mort; aux morts, il a donné la vie ! » (Ancienne du temps pascal).

 

Extrait d’Entrer dans les Seuils de la foi, Parole et Silence, p. 312 et 314

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Icône de la Descente aux enfers (détail) © Grégoire Kroug

 Photo Jean-Noël Michalik

Dans la revue Pastorale Québec du mois de octobre 2019 (volume 131, numéro 7), un article de Yves Therrien offre une entrevue avec le fondateur l'abbé Jacques Bernard, fondateur de Mess'AJE.  Voir l'article

L'article souligne les 50 ans d'existence de Mess'AJE ainsi que les démarches en cours pour sa reconnaissance officielle comme association de fidèles à Rome.

Françoise Burtz - 3e Seuil

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