« Nous qui sommes Église où tout est rassemblé dans le visage du Fils... »

Écouter Dieu qui parle en nous.

J'ai envie de me taire et de ne plus rien dire.

Pourquoi aller plus loin ?

Ici ce sont les gens qui parlent.

Ici, ce sont les gens qui prient.

Leurs mots et leurs prières deviennent Paroles d'Église transformées par l'Esprit.

De quel droit, toi qui crées une image,

moi qui compose un texte, nous qui prions ensemble,

allons-nous imposer nos mots et nos peintures,

et notre histoire humaine ?

Alors, faut-il nous taire ?

Ou bien finalement n'est-ce pas encore une fois

trop se prendre au sérieux ?

Nous qui sommes les outils de la grande œuvre du Père,

nous qui sommes les clous de l'offrande du Fils,

nous qui sommes des mots de prière dans l'Esprit,

nous qui sommes Église,

où tout est rassemblé dans le visage du Fils.

Tout !

Extrait Montage 4e Seuil « L’Église plénitude du Christ »

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Icône  Ascension-Pentecôte (F. Burtz)     Photo Jean-Noël Michalik

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Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les coutumes.

Car ils n'habitent pas de villes qui leur soient propres, ils n'emploient pas quelque dialecte extraordinaire, leur genre de vie n'a rien de singulier.

Leur doctrine n'a pas été découverte par l'imagination ou les rêveries d'esprits inquiets ;

ils ne se font pas, comme tant d'autres, les champions d'une doctrine d'origine humaine.

Lettre à Diogène

Texte d’un auteur anonyme,

vers 190-200 ap. J.C.

probablement à Alexandrie.

(extrait du GAM, 4e seuil)

Montage 4e seuil

La naissance de la Mère de Dieu (détail) © Grégoire Kroug / Photo Jean-Noël Michalik

En un mot, ce que l'âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde.

L'âme est répandue dans tous les membres du corps comme les chrétiens dans les cités du monde.

L'âme habite dans le corps, et pourtant elle n'appartient pas au corps, comme les chrétiens habitent dans le monde, mais n'appartiennent pas au monde.

L'âme invisible est retenue prisonnière dans le corps visible ; ainsi les chrétiens : on les voit vivre dans le monde, mais le culte qu'ils rendent à Dieu demeure invisible.

La chair déteste l'âme et lui fait la guerre, sans que celle-ci lui ait fait du tort, mais parce qu'elle l'empêche de jouir des plaisirs ; de même le monde déteste les chrétiens, sans que ceux-ci lui aient fait de tort, mais parce qu'ils s'opposent à ses plaisirs. (...)

Lettre à Diogène

Texte d’un auteur anonyme,

vers 190-200 ap. J.C.

probablement à Alexandrie

(extrait du GAM, 4e seuil)

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Montage 4e seuil

Saint Matthieu l'Evangéliste © Grégoire Kroug / Photo Jean-Noël Michalik (évangéliste)

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Montage 4e seuil

L'exaltation de la Sainte Croix © Grégoire Kroug / Photo Jean-Noël Michalik

Le Temps de l’Église commence

Jésus conclut son enseignement aux apôtres par une neuvième béatitude : bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru (Jn 20,29).

Il ouvre le passage entre le temps de la vision et des signes et le temps de la foi sans voir. Le temps de l’Église commence.

Le vrai croyant est celui qui brave le doute en se fiant à la parole de Jésus, telle qu’elle a été transmise par les apôtres.

Ce temps nouveau de la foi est notre temps, nous ne voyons plus Jésus. Il est pourtant présent, dans sa Parole, ses Sacrements, la Liturgie et la Prière, dans l’expérience intérieure de l’esprit, dans la communauté des frères et sœurs, et, sans doute, dans les plus petits et les plus humbles (cf. Mt 25,40).

L’itinéraire de Thomas est le modèle du nôtre.

C’est celui de tout disciple après la venue de l’esprit, croire en Jésus sans le voir, mais le trouver néanmoins sous le voile des signes.

Cardinal G. Danneels,

(extrait du GAM 4e seuil)

 

La dernière année a été marquée par la pandémie et

un réajustement des activités de Mess'AJE-Québec.

M. Yves Therrien,

président de Mess'AJE-Québec depuis septembre 2020,

s'est adressé aux membres en mai dernier.


Il nous a partagé ses réflexions

et nous a informé des activités réalisées au cours de l'année.

 

Vous pouvez lire ce message un cliquant sur le présent lien. 

Moment de réflexion
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Montage Béatitudes

(F. Burtz)   / Photo Jean-Noël Michalik

Je compris que si l'Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l'Église avait un Cœur, et que ce Cœur était brûlant d'amour.

Je compris que l'Amour seul faisait agir les membres de l'Église, que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang.

Je compris que l'amour renfermait toutes les vocations, que l'amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux... en un mot, qu'il est éternel !...

Alors dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour... ma vocation, enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'amour ...

Oui j'ai trouvé ma place dans l'Eglise et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Cœur de l'Eglise, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé·!!!...

Thérèse de Lisieux

(extrait du GAM, 4e seuil)